Press Book

Résumé de mon parcours de peintre, principales expositions, concours et prix.

J’ai commencé à peindre sur toile en 1982. Dès le départ, ma peinture s’est orientée vers l’imaginaire, la fiction. Avant de découvrir la peinture à l’huile et les pinceaux, j’utilisais l’aérographe sur des supports divers, notamment des casques ou réservoirs de motos, voitures.

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Les sujets et le genre étaient inspirés de peintres américains, héroïc fantasy; Roger Dean, Boris Vallejo ou Siudmak. Le principe de base était pour moi d’obtenir un dégradé de couleur suffisament réaliste, fondu, c’est la seule difficulté. Après il ne s’agit que de création de formes et de situations imaginatives.

Je me suis intéressé à tous les grands peintres afin de saisir l’optique de l’Art véritable, ceci quelle qu’en soit l’époque. J’affectionne particulièrement Renoir pour sa technique remarquable et le rendu  »angélique » qu’il donna à ses portraits de femmes et d’enfants du siècle dernier. Je suis également passionné par l’Art Antique, les oeuvres extraordinaires retrouvées à Herculaneum par exemple. Plus près de nous, Picasso synthétise selon moi la réalisation la plus aboutie en terme de vision subjectivée des idées et des formes.

Très vite, j’ai évité toute forme de copie en conservant une ligne résolument figurative, mais en cherchant à inventer des formes qui n’existaient pas dans la nature, des sortes de sculptures fantasmatiques, surtout à reflets métalliques, qui par leur concrétisation sur la toile devenaient »réelles »Le but de cette représentation picturale est justement de montrer des choses & situations qu’on ne rencontre pas dans la réalité, du moins dans ce que l’homme définit par réalité, qui n’est bien souvent qu’une projection de ses insuffisances et concepts étriqués.

La base de réflexion est donc clairement surréaliste, à ceci près que la majorité des peintres surréalistes se contentent d’intégrer des objets qui existent dans la vie courante, mais mis dans des situations impossibles ; genre une maison qui flotte dans le ciel. Dans nombre de tableaux, j’ai délibérément fabriqué des objets qui n’existaient que dans mon imagination. Ajoutant dès le départ une dimension décalée supplémentaire, même les  »objets » et les formes n’existent pas, tout en existant, visuellement. Exemple

Ensuite, l’idée est de créer des sortes de ponts entre des mondes différents, en conservant une partie d’apparence matérielle, concrète, des objets d’apparence terrestre, imbriqués dans des espaces immatériels; ciels de couleurs différentes, littéralement injectés dans la matière ; élément matériel figuratif, mais dont on ne sait plus très bien s’il est de nature physique ou d’essence spirituelle, immatérielle.

Le but de ma démarche artistique est avant tout d’interpeller, voire de choquer, au premier degré, le spectateur. Je dois dire que cela fonctionne généralement avec le public, mais d’une manière assez manichéenne. Nombre de gens ne supportent pas cette forme d’art. Heureusement, d’autres apprécient, »Chalory, ça passe ou ça casse », comme me l’a signalé un de mes clients, définissant ainsi les réactions de ses amis face à mes toiles.

J’ai commencé par exposer en groupe avec diverses associations de peintres plus ou moins disparates dans la forme et le fond. Ma première exposition personnelle dans une vraie galerie date de 1987. J’ai obtenu quelques prix lors de concours de peinture dont ;

—- Prix d’Originalité Maison de la Culture.  Marseille, 1985.

—- Premier Prix Franck Fernandel, Club Créateurs artistiques, Hôtel Manhattan, Marseille 1992.

—- Grand finaliste, catégorie surréaliste, Gare Maritime de Cannes, 1993, exposition organisée par Cornélia Sontag, remise des prix Hôtel Majestic, Croisette de Cannes.

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J’ai arrêté depuis 1993 de faire des  »concours de peinture » car en fait tout ceci ne signifie pas grand chose, et les petits arrangements entre amis comptent souvent plus que la valeur intrinsèque des oeuvres.

Pour avoir moi même organisé plus tard des concours avec remise de prix, j’ai pu constater que les membres du jury qu’en tant que président de l’association j’avais « sélectionnés », donnaient leur avis plutôt en fonction de la courbe de la chute des reins des artistes qu’en fonction de celles du dessin concerné.

Dans les années 80, j’ai produits quelques sculptures en marbre, métal, bois. Pour moi, seule l’importance du résultat compte, et surtout l’esthétisme de l’objet terminé. Même si évidemment, il est plus difficile de sculpter un visage dans un bloc de marbre que de souder 3 bouts de fer, ou amalgamer plâtre et ciment. On peut néanmoins, par le mélange de matériaux, les couleurs, l’idée générale, créer une véritable oeuvre d’art. En un mot; l’oeuvre terminée doit être suffisament évocatrice, sans besoin de discours justificatif d’une platitude désolante.

De trop nombreuses oeuvres  »d’art contemporain » ne sont souvent que des avatars vides de sens, faits uniquement à but lucratif, et sans talent. Il est bien évident qu’il ne faut pas comparer Picasso, qui même sur la fin de sa vie a sans doute cédé à la facilité, avec les pseudos « génies » de l’art officiel. Pour certains; ex traders sans aucune capacité créatrice autre que celle d’amasser des millions de dollars grâce à l’acculture de bourgeois esbaudis, fiers de posséder des « oeuvres » qui, il est vrai, peu d’hommes sur terre ont les moyens d’acquérir.

De 2003 à 2007, j’ai présidé une association de peintres, au nombre de quarante environ. Le but de celle ci était de rassembler des artistes oeuvrant dans une mouvance s’étendant entre le surréalisme et l’abstrait, sans aller jusqu’au conceptuel. J’organisais avec la mairie des 2 & 3èmes arrondissements des salons avec remises de prix, performances extérieures. Également plusieurs expositions sur le Quai d’Honneur du Vieux Port de Marseille, en partenariat avec la Mairie Centrale et toujours avec la Mairie des 2 & 3èmes arrondissements de Marseille.

Alexandra sur Port

J’ai utilisé les possibilités nouvelles qu’offre l’ordinateur, en terme de correction de texte « infinie », entre autres avantages sur le stylo à bille, pour écrire des textes au départ dans un genre « gore humoristique », à partir de 2007. Peu à peu je me suis pris au jeu et j’ai développé ces textes en élargissant le champ des sujets et de la forme. J’ai écrit des articles sur des blogs, personnels ou des plate-formes d’informations comme Le Post, disparu aujourd’hui, ou Agoravox, sur laquelle j’ai encore un blog au nom de Piere Chalory, qui est mon  »pseudo » d’écrivain; Piere avec un seul r.

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La photo de gauche montre une exposition qui a suivie celle de Villa Bagatelle, Mairie des 6&8èmes arrondissements de Marseille, d’août 1998, on peut voir mes tableaux en fond, dont Twins Towers 1998.

Après un break de trois ans, j’ai recommencé à exposer du 5 au 30 septembre 2001, dans la Galerie Provence Art Culture & Création. J’ai raccroché pour l’occasion certains tableaux de la série de New York faits en 1998, dont le désormais fameux  »Twin Towers 1998 ». Cette toile était même en vitrine le jour du onze septembre 2001.

Il va de soi que je possède les preuves de ce que j’avance, articles de journaux, video, documents administratifs, photos. De plus, les personnes ayant assisté au vernissage du 6 août 1998 peuvent témoigner, dont des personnalités et des élus. Idem pour l’exposition de septembre 2001, à ce sujet, toute personne mettant en doute la date de réalisation de ces toiles s’expose à une procédure en diffamation.  Je suis hélas obligé d’ajouter cette phrase, certains  »petits malins » ayant du mal à croire cette histoire, peu banale il est vrai.

Une vidéo a été tournée lors du vernissage, le 6 août 1998, visible ici, qui atteste de la date de réalisation des tableaux, qui y sont parfaitement visibles. On peut voir dans cette vidéo Monsieur Bernard Tallès, Adjoint à la Culture de la Mairie du 4ème secteur, hélas décédé en 2012, prononcer un discours que je reproduis plus bas. Décoré de la Croix de Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur, Bernard Tallès était également Chevalier de l’Ordre National du Mérite et des Arts et Lettres.

Discours prononcé par Mr bernard Tallès le 6 août 1998.

Villa bagatelle, Mairie des 6èmes & 8èmes Arrondissements, Marseille : 

»Evitant les séries, multipliant à l’envi le même représenté, travaillant sans soucis des modes, transcendant les catégories scolastiques et stériles du figuratif et du non figuratif, Pierre Chalory n’est pas pour autant indifférent à l’histoire récente de la peinture dans ce qu’elle a de plus novateur. Tout en s’attachant scrupuleusement à la lisibilité de ses réalisations, la manifestation des forces plutôt que des formes. Les formes ne sont que les contours provisoires des forces qui se manifestent par, et en elles ; pulsions, pulsations, tensions, déformations, expansions… Bref, un peintre qui rend visible les dynamiques et les processus essentiels qui nous déportent au cœur même des significations des choses et de nos expériences. Loin d’être une peinture d’accompagnement, une musique de fond que l’on écoute pas, mais qui meuble, sans aller au-delà du joli et de l’agréable, la production picturale de Pierre Chalory offre tout, ou contrarie tout. L’occasion sans cesse renouvelée de rencontre entre l’imagination et les connaissances, les rêveries et les expériences, les souvenirs et les projets. Ceci permet à chacun de développer son imaginaire. Voilà sans doute pourquoi cette peinture est à la fois séduisante et stimulante. L’esprit s’y sent chez lui.     »

Je précise en outre que cette série de toiles est visible depuis 2011 sur le site du 911 National Memorial Museum de New York, après avoir été dûment validée et reconduite depuis bientôt 3 ans par les conservateurs du musée, qui est actuellement le site le plus visité des Etats Unis. A tel point que, pour visiter ce memorial, il faut préalablement demander un  »passe », le musée ne pouvant recevoir  »que » 1500 personnes à la fois. Je ne prétends en aucun cas être prophète ou visionnaire, mais les correspondances du dessin avec les crashes parlent d’elles mêmes.

Ce mardi 11 septembre 2001, jour de sinistre mémoire s’il en est, les passants et le galériste ont été quelque peu surpris en revoyant le tableau après les crashs, et en constatant les deux entailles situées quasiment aux endroits des impacts des avions suicides.

Pour ma part j’ai suivi de chez moi le film des attentats en direct live, prévenu au téléphone par une amie. Et même vu  »en direct » le deuxième crash. Mais ce n’est que plus tard dans l’après midi que j’ai réalisé que j’avais une toile représentant les twins exposée au même moment. Ce n’est qu’en revoyant le dessin que j’ai réalisé l’incroyable  »message » contenu dans ce tableau.

Choqué, le galériste déjà âgé a retiré le tableau de la vitrine et l’a mis à l’intérieur dès le lendemain, soit le douze septembre 2001.

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Le vernissage ayant été prévu pour le 14, et je ne sais pourquoi, par quelle peur de montrer quelque chose de  »provocateur » selon lui, par  »respect » me dira t-il plus tard, l’homme  monta le tableau en question à l’étage de la petite galerie située Grand Rue, dans le 2ème arrondissement de Marseille, à 50 mètres du Vieux Port.

Le soir du vernissage, des personnes se sont presques disputées avec le galeriste, lui disant que c’était une  »honte » de cacher ce tableau à l’étage. Après quoi, dans une atmosphère de  »fin du monde », souvenez vous le choc mondial du 11 septembre, le marchand de tableau a daigné redescendre les Twins défuntes dans la salle du bas, un peu mieux visibles de l’extérieur, de la rue, mais moins qu’en vitrine. L’étrange dérange ma bonne Dame mon bon Monsieur, surtout à Marseille. Déjà que la peinture surréaliste est quasi invendable dans cette ville d’épiciers, de supporters de l’oème et d’admirateurs de croûtes grasses et luisantes, de bateaux biscornus et de champs de lavande bleu vif, alors un peintre  »terroriste » vous imaginez !

Enfin, c’est pas grave, la terre est grande, pourquoi ne pas aller voir ailleurs finalement ?

J’ajoute que depuis 2010, je m’intéresse également à l’art numérique, qui quoique pouvant paraître froid,  »impersonnel » du fait de l’absence de la  »patte humaine », offre d’énorme possibilités picturales. 

Notamment en terme de possibilités de transparences et d’harmonisations subtiles, pratiquement impossibles à réaliser en  »dur », ou alors au prix d’un nombre d’heures surdimensionné.

De toute façon, un dégradé parfait est impossible à réaliser au pinceau, même à l’aérographe. De plus, certaines couleurs sont incompatibles en peinture, impossibles à mélanger, alors qu’électroniquement, quasiment tout est possible.

Il s’agit donc bien d’une nouvelle forme d’art  que l’on a pas à mon avis exploré encore entièrement. 

Autres exemples

Texte © Piere Chalory

Pour marque-pages : permalien.

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