New York 1998


TT98

Twins Towers 1998, Peinture faite en juin 1998, huile sur toile, environ 70 x 60cms

Texte & images © Pierre Chalory 2013/2016. Tous droits réservés. Cet article est consacré à la description de l’histoire résumée d’une série de tableaux sur New York réalisée entre juin et juillet 1998, et présentée pour la première fois au public lors d’une exposition personnelle en Mairie des 6èmes & 8èmes Arrondissements de Marseille. Tableaux exposés du 6 au 14 août 1998, soit plus de trois ans avant les attentats du 11 septembre 2001.

Ceci n’est pas une invention à caractère opportuniste.

Tous ces tableaux sont exposés depuis Juillet 2011 sur le site officiel du 911 National Memorial Museum New York :

 https://www.911memorial.org/registry/pierre.chalory

Les toiles constituant cette série,  visibles ici, sont au nombre de 6 au total, 2 ayant été vendues lors de l’exposition en Mairie des 6 & 8 ème Arrondissements de Marseille en  1998 . Cette année là, je comptais faire une exposition à New York, c’est pour cela que j’ai peint cette série de toiles. Un retard dans l’acheminement du press book contraria mes projets, et finalement l’exposition se fit à Marseille. D’abord du 6 au 14 août 1998, Villa Bagatelle, Mairie des 6 & 8ème Arrondissements, Marseille. Puis, en septembre de la même année dans la galerie « l’Espace Cote des Arts ».

Il va de soi que je possède les preuves de ce que j’avance, articles de journaux, video, documents administratifs, photos. De plus, les personnes ayant assisté au vernissage du 6 août 1998 peuvent témoigner, dont des personnalités, des journalistes et des élus. Idem pour l’exposition de septembre 2001. A ce sujet, toute personne mettant en doute la date de réalisation de ces toiles s’expose à une procédure en diffamation.  Je suis hélas obligé d’ajouter cette phrase, certains  »petits malins » ayant du mal à croire cette histoire, peu banale il est vrai.  Les vidéos, documents administratifs, photos, prouvant la date de réalisation de ces toiles sont d’ores et déjà déposées chez un avocat, qui sera chargé de l’action en justice éventuelle.

3 ans plus tard soit en septembre 2001, j’exposais à Marseille dans la galerie  »Provence Art Culture & Création », située au 31, Grand Rue, précisément du 5 au 30 septembre 2001. Pour l’occasion, j’avais présenté des toiles récentes, mais aussi des tableaux datant de quelques années. Dont un, intitulé  »Twins Towers 98 » qui faisait partie de la série sur New York, présentée au public 3 ans plus tôt. Une vidéo a été tournée lors du vernissage, le 6 août 1998, voir plus bas, qui atteste de la date de réalisation des tableaux. On peut voir dans cette vidéo Monsieur Bernard Tallès, hélas décédé en 2012, prononcer un discours que je reproduis plus bas. Décoré de la Croix de Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur, Bernard Tallès était également chevalier de l’Ordre National du Mérite et des Arts et Lettres.

 

Image de prévisualisation YouTube

Video vernissage 6 août 1998, Villa Bagatelle, Mairie 6 & 8èmes Arrondissements, 13008 Marseille.

Discours prononcé par Bernard Tallès le 6 août 1998, Villa bagatelle, Mairie des 6èmes & 8èmes Arrondissements, Marseille :

 »Evitant les séries, multipliant à l’envi le même représenté, travaillant sans soucis des modes, transcendant les catégories scolastiques et stériles du figuratif et du non figuratif, Pierre Chalory n’est pas pour autant indifférent à l’histoire récente de la peinture dans ce qu’elle a de plus novateur. Tout en s’attachant scrupuleusement à la lisibilité de ses réalisations, la manifestation des forces plutôt que des formes. Les formes ne sont que les contours provisoires des forces qui se manifestent par, et en elles ; pulsions, pulsations, tensions, déformations, expansions… Bref, un peintre qui rend visible les dynamiques et les processus essentiels qui nous déportent au cœur même des significations des choses et de nos expériences. Loin d’être une peinture d’accompagnement, une musique de fond que l’on écoute pas, mais qui meuble, sans aller au-delà du joli et de l’agréable, la production picturale de Pierre Chalory offre tout, ou contrarie tout. L’occasion sans cesse renouvelée de rencontre entre l’imagination et les connaissances, les rêveries et les expériences, les souvenirs et les projets. Ceci permet à chacun de développer son imaginaire. Voilà sans doute pourquoi cette peinture est à la fois séduisante et stimulante. L’esprit s’y sent chez lui.     »

On peut objectivement qualifier cette série de toiles de prémonitoire, au vu des parallèles étonnants entre ces tableaux et les évènements du 11 septembre 2001. Je ne prétends en aucun cas être prophète ou visionnaire, mais les correspondances du dessin avec les crashes parlent d’elles mêmes.

Donc, le mardi 11 septembre 2001, cette toile représentant les Twins Towers était posée dans la vitrine de la galerie Provence Art Culture & Création, sur un chevalet décoratif. Sur cette toile, chaque tour est découpée de façon arbitraire dans un des angles. Du fait du décalage horaire, les événement du 11 septembre furent retransmis en France vers 15 heures, le responsable de la galerie, déjà âgé et décédé depuis ouvrit sa galerie à peu près au même moment, sans être au courant des attentats.

Dans l’après midi, plusieurs personnes entrèrent dans la galerie et signifièrent au galeriste que les tours en vitrine n’existaient plus, détruites. À cette époque, l’hyper-centre de Marseille était encombré de marginaux et consommateurs de substances psychotropes en tous genre, modifiant leur perception de la réalité. Le galeriste n’accorda aucune foi au racontars de ces égarés titubants, ces outlaws mal habillés, aux allures décalées dans ce lieu  »culturel », d’ordinaire achalandé de bobos et touristes propres sur eux.

Ce n’est que le lendemain, en revoyant  »Twins Towers 98 », que le marchand de tableaux comprit le sens des phrases déclamées par les  »intrus » de la veille, sortes de terroristes par procuration, qui s’étaient fait un plaisir d’annoncer la nouvelle au galeriste bourgeois. Il est clair que ces personnes n’auraient jamais franchi le seuil de la galerie en temps normal. Le responsable de la galerie, choqué, a alors retiré le tableau de la vitrine, par respect me dira-t-il plus tard.

Cet après midi de chien là, j’étais chez moi, quant une amie m’a téléphoné pour me dire que quelque chose de grave s’était passé à New York. Le premier attentat venait de se produire, et les programmes hertziens étaient suspendus pour laisser la place à l’événement incroyable, impensable. J’allumai la tv et j’assistais en direct au deuxième crash. Sonné par les images hallucinantes, je n’ai pas réalisé sur l’instant la correspondance entre mon tableau et les crashes.

Ce n’est qu ’en revoyant les films amateurs montrant les avions suicides, surtout le deuxième, découpant les immeubles, quasiment sous les mêmes angles que j’avais imaginés plus de 3 ans avant, que je compris l’étrangeté et les correspondances incroyables du dessin de 1998. Depuis, ce tableau a été exposé de nombreuses fois, et il ne manque pas  »d’interpeller » les visiteurs. Deux autres des tableaux de la série présentent aussi, avec le recul des sortes de  »stigmates visionnaires ».

Deux articles concernant le tableau Twin Towers 1998 sont parus en 2014, un sur Bold Favor Magazine, magazine online Américain :

 

Et une interview est visible sur le blog de Leslie Moon, journaliste américaine spécialisée en histoire de l’art ;

http://moondustwriter.com/2014/09/12/friday-feature-pierre-chalory-art-scifi/

Je suis également suivi sur Twitter par The Twin Towers Orphan Fund : Association à but non lucratif qui aide les orphelins des victimes des attentats du 11 septembre 2001, cette fondation aurait notamment reçu 1,25 millions de dollars d’aide de Coca Cola.

Lien : https://twitter.com/TwinTowersFund

 ihi_h
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^ Titanic in New York, 1998, huile sur toile, 160 x 100 cms © Pierre Chalory

 

Chrysler Building

Chrysler Building, 1998, huile sur toile, 160 x 100 cms © Pierre Chalory

 

Fusion, oil painting . 1998 env 70 x 60 cms (Copier)

Fusion, 1998, huile sur toile, 70 x 60 cms © Pierre Chalory

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