LA GIFLE !

Ce soir là ; la face du monde, et surtout de la France ; fut changée à jamais.

La soirée avait été (très) longue, et surtout éprouvante pour les speakers hébétés, hallucinés ; obligés de constater en direct les résultats para-normaux de l’élection Présidentielle Française.

Dimanche 23 Avril 2017 ; passé 20 heures, les préposés aux nouvelles pâlirent.

Leur espoir définitivement détruit de continuation d’un monde foireux à leur idée obligé, cristallisa grotesquement leur faciès.

Car : contrairement à l’ensemble des pronostics et des sondages, l’élu fut, de fait : UNE élue ! Marine Le Pen remporta le MATCH : le Front National avait désormais en mains les clefs du Pays !

IOLP

Avertissement ; ce texte est à prendre au second degré, les situations qu’il décrit sont vues sous l’angle du discours mainstream ou des médias dit dominants dans un but comique, exagérant la diabolisation de Marine le Pen que je ne considère évidemment pas comme une sainte, ni comme une démone. J’ai donc imaginé une milice ‘fachosphérique’ pour reprendre une appellation récente issue de la novlangue qualifiant les ‘complotistes’ qui, aussitôt le fn arrivé au pouvoir est chargée de punir cruellement les opposants déclarés en les pendant, les défenestrant ou autre fin gore. Je ne crois évidemment pas que le fn une fois élu agirait de la sorte. Pour ma part je crois que le danger numéro un pour la France ou ce qu’il en reste serait l’élection de Macron. Après vous êtes libres -heureusement- de voter pour qui vous voulez ; Mélenchon, Asselineau, Poutou, Lasalle, Fillon, Macron, Arthaud ou même Marine le Pen, bonne lecture.

Reprenons au début :

Ce soir là ; la face du monde, et surtout de la France ; fut changée à jamais.

La soirée avait été (très) longue, et surtout éprouvante pour les speakers hébétés, hallucinés ; obligés de constater en direct les résultats para-normaux de l’élection Présidentielle Française.

Dimanche 23 Avril 2017 ; passé 20 heures, les préposés aux nouvelles pâlirent.

Leur espoir définitivement détruit de continuation d’un monde foireux à leur idée obligé, cristallisa grotesquement leur faciès.

Car : contrairement à l’ensemble des pronostics et des sondages, l’élu fut, de fait : UNE élue ! Marine Le Pen remporta le MATCH : le Front National avait désormais en mains les clefs du Pays !

La consternation ; l’ébahissement absolu se lit en un éclair sur tous les visages à l’écran et dans les voix des radios. Comme dans le flot d’articles et de paroles outragées qui ruisselait en colérique torrent sonore imagé ; spontanément, des téléscripteurs affolés.

Leur fierté d’apparence, leur morgue, confrontée à l’humiliation en direct, créa sur le visage blafard de ces chiens de garde matés ; un mélange de haine et d’impuissance conjuguées saisissant.

Décolorés, livides ; ils boudaient à la façon des crapauds.

Arrondissant leur bouche vers le bas, tétanisés.

Leur viscérale disgrâce apparaissait enfin ; ils étaient sonnés, avachis, détruits.

Anéantis, comme sous le coup d’un Mike Tyson uppercut.

Le scénario, usé jusqu’à la corde des petits arrangements entre amis entre les deux tours, escroquerie ultime qui maintenait les mêmes cuistres au pouvoir depuis 40 ans ; ne fonctionna pas cette fois là ; car il n’y eut pas de deuxième tour ; excédé, le Peuple de France vota Marine le Pen à 51,2 % !

Sur BFM, après l’instant stupeur, un peu équivalent à celui de la mémorable soirée de l’élection de Donald Trump où l’on vit le désespoir profond animer ces receleurs systémiques d’une idéologie ultra-néfaste humainement ; l’ensemble de la Drahi-fuck-tv-lessiveuse-à-neurone se ressaisit rapidement dans la nuit.

 

À l’aube de ce 24 avril 2017, radieuse, Route elle crie F sourit à l’aube à la foule ahurie.

Teinte en blonde, savamment maquillée pour que ses vifs yeux noirs contrastent fort avec ses cheveux d’or tout neuf, épanouie, vêtue d’une adorable petite tenue sexy juste au corps satinée bleu ciel avec des paillettes chromées orange ; dos nu : elle irradiait de sa présence extraordinairement féminine un plateau BFM baroque, relooké pour l’occasion avec des svastikas en polystyrène made in china.

Ses cheveux or platine, assouplis par l’emploi massif de peroxyde ultra-concentré lui caressaient doucement la nuque et le haut du dos ; lui procurant à chaque balancement de cou des sensations démentielles.

Comme les douces plumes des boas du Moulin Rouge, sa crinière jaune pâle effleurant ses épaules nues l’éloignaient de toute préoccupation intellectuelle ; sous l’emprise du plaisir facile, elle remuait tout le temps la tête comme un pigeon qui marche, avec un air inspiré : levant les yeux au ciel.

 

 

Ses chroniqueurs sous électro-choc la dévisageaient l’air béat, comme hypnotisés par Kaa le serpent.

 Un petit tatouage en forme de coeur, tricolore, avec les initiales MLP en gothique à l’intérieur ornait sa joue gauche. Il faut dire qu’en fin de soirée, elle avait eu le coup de foudre pour Solal, un beau colleur d’affiche frontiste israélien particulièrement expressif, qui ressemblait un peu à Dsk avant l’accident. L’idylle se noua si vite que les amoureux transis prirent la route du lit de Route à mach2 ; moins d’une heure après leur rencontre. Là, dans des jolis draps de satin blanc nacré, pressée par la peur du lendemain, Route tendit à fond deux heures durant son corps chaud à son nouvel amant, qui lui fit oublier le temps des cerises sa peur bleue marine.

C’est que dès le lendemain 24 avril à 8 Heures, sous peine de défenestration immanente par un fn-commando spécialisé en médiatique-épuration, le Bfm-staff au garde à vous se devait de débriefer aux télé-gogos avides de tv-tétée matinale l’explicatif, ou cahier des charges révolutionnaire de l’évènement hors norme qu’était le sacre impensable mais vrai de Marine le Pen.

 Le pimpant Christ Off Barbyé s’y colla, il avait troqué rapide son écharpe coquelicot contre une bleu cobalt ; plus seyante.

Il entama guilleret, frangé à l’hitlérienne son speech propagandiste habituel, mais d’un ton survolté avec des thèmes inédits, en tout cas jamais évoqués en public depuis 1940.

La voix rauque, hurlant des phrases épouvantables où il clamait le nécessaire retour immédiat à la maison des migrants, l’instauration des châtiments corporels publics pour les porteuses de voile, la pendaison haut et court pour tous les dealers -qu’on avait déjà capturés en 2 heures au chrono et enfermés dans les zoos- plus un tas de propositions à caractère protectionniste imprécatoires.

Face à lui, Klöd Askolofist portait un énorme brassard FN, visible à 100 mètres, cousu à même la peau façon Hugolin/Auteuil dans Manon des Sources, lors que ; désespéré du refus de la belle & rebelle Manon/Beart de se marier avec lui, il se coud à vif un ruban d’amour sur le bras.

Grave et attentif, surmontant la souffrance, Askolofist feuilletait distraitement un vieux livre en cuir brun, gaufré, sur lequel était gravé, en lettres d’or un peu terni, M-K, signé A.H. Quelques gouttes de sang perlaient le long des points de suture, encore frais.

Terminées les imprécations de Christ Off, Klöd posa le livre sulfureux et entreprit face caméra, entreprenant, motivé, joyeux, de justifier le juste choix des français ; il faut dire que la cruelle Route avait obligé tout le staff à se lever à l’aube pour un debriefing salé.

Encadrés à la schlague, les chroniqueurs esclaves filaient droit.

Désormais, plus question de critiquer Maîtresse-Marine.

 

 

Route elle crie F avait toujours su s’adapter.

Émoustillée par l’humiliation consécutive à l’impossibilité viscérale d’abandonner un job lucratif pour cause d’incompatibilité idéologique, Route fit contre mauvaise fortune bon coeur et quitta définitivement sa culotte. Elle s’abandonna là au plaisir intime des mini jupes moulantes et des bas résilles soyeux ; qui ne manqueraient pas d’attiser le désir de quelque mâle vif ou femelle indécise.

Ainsi équipée elle était prête à tout.

Nonobstant ; Maîtresse Marine arrivait vite avec sa cour neuve pour prendre possession des lieux ; Un ralliement global pire que celui des macroniens avant l’élection avait éclos comme des narcisses au printemps. La plupart des ralliés à l’ex Supermacron ; devenu le paria le plus recherché de France, avaient déjà fait des déclarations enflammées dénonçant leur ancien gourou, menacé désormais de la prison à vie pour bradage abusif d’entreprises hexagonales, moyennant (très) grosses commissions ; aux chinois & aux américains, notamment, plus quelques babioles se chiffrant à millions évaporés Dieu sait où.

Madelin, Hue, Bayrou, Valls pour ne citer que les plus connus se répandaient en louanges du Front National de la même façon qu’ils le critiquaient précédemment, c’est-à-dire avec acharnement.

Papy Jean Marie ayant décidé de faire un cadeau utile à sa fille, avait fait capturer Drahy, l’avait obligé sous la torture à signer l’acte de vente à zéro euro, et l’avait fait enfermer dans une cave au pain sec et à l’eau, en attendant de le livrer aux brigades fn-rééducatives ; il avait glissé l’acte de la Bfm concession dans le sac de Marine.

Terrorisé, le BFM staff attendait, tremblant de peur.

Un bruit de porte et Marine apparut soudain, comme dans un rêve !

De la main droite, elle tenait une laisse en or tressé que tendait un magnifique guépard royal, qui en imposait par son élégance ; naturelle, féline. Les ridicules canidés des Bfm-journaputes assortis à leur figures de chiens de garde systémiques ; teckels, chihuahuas, caniches toy et autres bestioles dégénérées s’échappèrent à fond à la vue du fauve serein.

Rayonnante, glissée dans une longue robe fuseau de soie noire à la vamp style Ava Gardner parsemée de paillettes argent, rouge et bleu saphir, Marine affichait une expression radieuse. Ses escarpins en chevreau du Honduras à talon haut, couverts de milliers de petits diamants rutilants amplifiaient encore son altière allure. Une kyrielle d’adorables petits enfants blonds tenait gracieusement sa traîne, longue de dix huit mètres.

Magnifiant sa coiffure sophistiquée, sorte de chignon évanescent, un diadème de princesse Atlante en platine ésotériquement ouvragé avec des signes mystérieux, couvert de rubis, émeraude et diamant jonquille jetait des étincelles…

Sonnée, bouleversée par cette vision Céleste, Route elle crie F faillit s’évanouir ; la brillance des rubis, émeraudes et diamant teinté jaune pâle eurent raison de sa raison.

Elle voulut courir vers Marine pour l’embrasser et la serrer fort dans ses bras, mais se retint par protocole. Hésitante et fascinée, Route leva des yeux humides vers sa riche Maîtresse ; comme une chienne abandonnée qui aperçoit son maître après 8 jours.

Mais Marine avait décidé d’être impitoyable avec ses désormais employés qui la couvraient naguère d’adjectifs souvent déplacés et toujours désagréables. Tandis que la pauvre Route, soumise de par sa vénalité maladive se devait de collaborer efficacement ; elle bondit sur ses pieds, baissa les yeux et se cambra en arrière, comme une fan face à Justin Bieber ; et dit d’une voix enflammée :

—- Ah !… Enfin ! Nous vous attendions depuis si long temps ; Marine…

–– Approche, chienne !

—- Oui ! Oui… Ouah, ouah-ouah !!! Ouah ?

—- As tu préparé le planning purificateur que je t’ai maïlé il y a déjà dix minute ???

—- Bien sûr Maîtresse, tout est là, dans ce joli classeur bleu-Marine !

—- Bien… je vois que tu as compris l’essentiel…

–– Oui, moi : j’ai toujours été pour le racisme et contre les migrants ; nous devons construire dès demain des murailles de 100 mètres de haut à nos frontières !

–– Si haut ?

–– Oui ! Avec des miradors et des tireurs d’élites accrédités pour tirer à balle réelle sur tout ce qui bouge. Nous devons quitter l’Europe au plus vite et fusiller immédiatement l’ensemble de nos opposants, surtout les gôchistes, et puis aussi…

–– Bien Route, bien ; et que penses tu du voile islamique dans les lieux publics ?

—- Nous n’avons pas le choix ; soit on supprime les lieux publics soit on supprime le voile islamique, et ceux ou celles qui le portent.

—- Mouais, faut voir… Et les cantines scolaires qu’est-ce qu’on fait, on continue halal pour tous ou on revient au bœuf bourguignon ?

—- Mmmmh… C’est si bon le bœuf bourguignon ! Mmh, quand j’étais petite, maman m’en préparait souvent ; avec des petits oignons revenus dans du lard de sanglier andalou, du vin rouge turkmène et un peu de cannelle. Moi je le prépare en laissant macérer 24 heures la viande dans du vin blondi, quelques feuilles de laurier, du thym, du romarin, sarriette, coriandre, avec une pincée de poivre du moulin, éventuellement quelques petits piments rouge. Le plus important est de bien faire revenir la viande et les carottes (avec de la graisse de canard c’est meilleur), bien faire rissoler les oignons en même temps et ensuite verser le jus de la marinade dedans et…

—- Oui bon ça va on a compris. Et doit-on, plutôt que continuer cette laïcité serinée nuit et jour, réinstaurer l’École Chrétienne comme il y a cent ans, Route ?

—- Il est évident qu’il faut revenir aux fondamentaux ! D’abord obliger les élèves à porter un petit crucifix en ébène du Golgotha autour du cou. Puis ; des croix chrétiennes de 12 mètres de haut devront être installées dans les cours de récréation, avec des prie-Dieu sur lesquels les enfants, plutôt que jouer au petit pont massacreur devront adorer notre Seigneur Jésus Christ ; une heure par jour minimum. En suite, le bénédicité obligatoire avant le repas me paraît pas mal, et les uniformes des années soixante si chargés de nos vieilles traditions françaises doivent absolument être remis au goût du jour ; jupe plissée ultra-marine & chemisier blanc pour les filles, bermuda bleu nuit en velours côtelé pour les garçons et casquette anglaise…

—- Ton discours tient la route Route ; oui, ça nous changerait des casquettes Nike ta mère à l’envers, et sinon ?

—- On pourrait aussi interdire le communautarisme, et supprimer toute forme de lobbying basé sur des croyances stupides en un nouvel ordre mondial sataniste.

—- Excellente idée, mais on finalisera le programme plus tard.

–– Oui Maîtresse ! J’ai hâte de collaborer pleinement à ce merveilleux programme de réinsertion des masses crétinisées par leur croyances impies.

–– À présent, pour être sûre que tu ne mens pas et n’essaie pas de fourvoyer comme à ton habitude les français naïfs qui te croient encore, les pauvres, nous allons t’injecter 10cl de sérum de vérité…

–– ……….!… !!……… ???

–– Oui, ha ha ! Ne fais pas cette tête, c’est Florion qui a ramené ça d’un séjour en Corée du Nord ; ça a été fabriqué à prix d’or par les laboratoires Servier à la demande de Makron et de Kim Jong Un, qui préfèrent être sûrs de la loyauté de leur entourage immédiat…

–– Mè ? mèèè….. mé enfin euh ; MÈÈÈÈ…

—- Que t’arrive-t-il, tu te prends pour une chèvre ou bien ?

—- C’est que ces méthodes sont assez nouvelles pour moi… Pas de Fric Drähy, mon ancien Maître milliardaire à l’envers se contentait de nous ponctionner de l’argent ; à peine la moitié de nos salaires à la moindre incartade, il faut bien qu’il rembourse sa dette de 50 milliards, le pauvre. Il fallait commettre au moins 2 erreurs pour se retrouver à la rue ; je vous jure que je dis la vérité Maîtresse ! il était interdit de dire du bien de Vous ; sous peine d’amputation de l’auriculaire gauche et…

—-Tais-toi ! tes misérables justifications ne te serviront de rien !

–– ………………………………

–– Florion, passe-moi la seringue, je veux la piquer moi-même !

 

 

Florion P partit en courant & revint vite avec un sourire bizarre ;

il tenait à la main une énorme seringue en inox, spécialement conçue pour injecter le sérum à douze bars de pression dans les veines des condamnés ; afin d’en augmenter l’efficacité, un système hautement sophistiqué accouplait une mini bonbonne de gaz sous pression avec le piston de la seringue, qui injectait à mach3 le liquide épais dans l’aiguille de cinq millimètres de diamètre en tungstène, effilée comme un rasoir, ressemblant un peu à une grosse aiguille à tricoter en aluminium.

Le  »Tuvaparlémintenan », sérum de vérité ultra-performant, couleur rouge bordeaux, laborieusement réalisé après des années de recherche par Servier North Korea District, avait été conçu à partir du sang de prisonniers tchétchènes lyophilisés auxquels on avait préalablement lavé le cerveau, on y avait rajouté du penthotal, un peu de lsd, du redbull, une pincée de lithium radioactif et aussi du krach premium pour être sûr de désinhiber parfaitement les victimes, les patients…

—- Pitié Maîtresse !…. C’est quoi cette seringue, elle est énorme ! Et j’ai si peur des piqûres !!

—- Raison de plus, hé hé, tu vas bientôt révéler ta vraie nature, viens ici !

—- Noon ! Pitié… j’étais obligée de mentir Maîtresse ! et d’ailleurs je suis née comme ça, je mens tout le temps, la nuit le jour, ça m’amuse…

—- Justement, grâce à ce produit miracle, tu vas enfin dire la Vérité, pour la première fois de ta vie ; tu devrais être contente : approche…

Incapable d’avancer, tétanisée, Route elle crie F fut suspendue par dessous les bras par deux sbires imposants de Florion Pilifaut, qui la maintinrent fermement, les pieds ballants au dessus du sol, tandis que Marine injectait doucement le sérum dans son bras….

 

 

Pendant ce temps, Scarlette Shabot préparait son affidavit, sorte de testament dans lequel elle avouait son indignité congénitale et proposait ses services propagandistes au nouveau pouvoir cruel, pour un prix défiant toute concurrence ; sa vie.

Olivier Naze Rôle qui allait fêter ses 75 printemps de hard-collaboration fut pris comme un rat au collet par la MP* patrouille, puis amené au zoo de Vincennes dans un fourgon blindé et offert aux tigres vivant, comme dans le Père Noël est une ordure, mais pas empaqueté ni en morceaux. Les fauves le découpèrent difficilement ; sa carne faisandée était devenue dure comme de la semelle. Il agonisa trois jours dans un coin, démembré à moitié, écorché vif, mais abandonné par les fauves parce qu’immangeable.

*Marine-Police

Karolyne Folleraie elle, trop surprise, eût du mal à encaisser le choc électoral : convoquée au politburo de Florion Pilifaut truffé de sex-toys volumineux, elle dut subir une initiation proche de celle de Théo par une équipe de crs rouge-brun particulièrement motivés.

 

 

Malgré ses cris, les sbires n’eurent aucune pitié.

Matée convenablement, elle entra vite dans le rang avec zèle et se convertit au fachosphérisme naturellement, accompagnée de Beachël, lui aussi initié sauvagement au Tonfa et obligé, sous la menace d’une arme ; à rédiger en une nuit, pour Donald trump : un livre vantant la constitution rapide d’un État Palestinien équivalent en surface celui de l ‘État Hébreu, la libération du ghetto de Gaza, la canonisation de Dieudonné ainsi que l’abandon immédiat des territoires occupés (volés).

Scarlette Shabot n’attendit pas la cruelle punition, après avoir mailé son état d’esprit positivement collaboratif au nouvel état major, elle fit son entrée au QG frontiste à quatre pattes, nue et en laisse, que tenait en riant aux éclats la primesautière Marion le Pen, qui s’amusait à planter avec fougue ses talons aiguilles dans les flancs mous de Scarlette pour la motiver à une rééducation plus complète.

 

 

Scarlette poussait des petits cris bizarres, suraigus ;

–– i, i, i, i, i, ii…

On avait un peu de mal à percevoir s’il s’agissait de douleur ou bien plaisir.

 

 

Piquetée de petits hématomes en demi-lune, Scarlette ressembla bientôt à un dalmatien tondu.

En temps que vénérable chienne de garde, soumise et habituée aux sévices psychiques & corporels qui l’affriolaient clairement, Scarlette Shabot, l’oeil incandescent se releva fièrement ; regarda ses fesses granitées et compléta sa panoplie de cuir habituelle en l’agrémentant d’accessoires punitifs destinés aux stagiaires rebelles de France Télévision ; cravache, fouet, et surtout un nerf de bœuf de Berchtesgaden qu’elle avait ramené d’un pèlerinage.

Puejadas et Kalvy s’étaient rasé le crâne à la skinhead, espérant échapper à la pendaison automatique qu’avait décidée Marine pour tous les journaputes.

Aile Cabash pensait avoir trouvé la parade en se déguisant en feld maréchal SS venu aux nouvelles, mais son oeil torve et sa voix vulgaire le trahirent, il finit précipité du haut de la tour Eiffel après avoir été sodomisé par un rhinocéros.

Sur Agoravox, s’était constitué un Comité de Salut Public.

Les temps étaient difficiles, une cellule de soutien psychologique online consolait comme elle pouvait Fergus ; déjà dépité de la chute de son poulain Juppé, il ne supporta pas celle de Macron et décida de finir moine bénédictin. Il partit s’inscrire en temps réel comme novice dans un cloître moyenâgeux particulièrement austère ; dans le silence, le recueil et l’abnégation.

Aussitôt arrivé, les moines le réconfortèrent en le bizutant tendrement ; attaché nu par -10° Celsius à un pilier de pierre de la promenade intérieure en carré du cloître, il fut aspergé d’eau bénite et dut réciter la bible à l’envers à moitié congelé.

Magnanimes, constatant sa bonne volonté après 800 pages de lecture à voix haute inversée, les moines le détachèrent précautionneusement et le réchauffèrent avec un décapeur thermique ; il put ainsi éviter l’amputation consécutive au gel de ses extrémités, au prix toutefois de quelques brûlures au troisième degré, qui furent rapidement soulagées avec un baume béni par une salamandre sacrée.

N’ayant pas encore le statut de moine officiel, on l’habilla avec une robe de bure violine à pois vanille, une toque de sacristain et un gilet jaune fluo de sécurité avec un badge à son nom, phosphorescent, puis les moines lui confièrent la garde de la cave où mûrissaient lentement les bouteilles de bénédictine.

Un soir, seul, désespéré, il céda à la tentation et noya son chagrin dans l’alcool.

Après avoir avalé 12 calebasses de cet élixir à degré élevé dont la recette à base de plantes multiples est toujours tenue secrète, il partit dans un autre monde où il rencontra des choses étranges. Ensuite, il s’endormit pendant 8 jours, et fut réveillé à coup de bâton par les bonzes.

Il se disputa alors avec le Chef-moine qu’il tenta d’étrangler, et s’enfuit on ne sait où…

À Rance Inter c’était la panique ; terrifiés, les journaleux propagandistes fuyaient tels des rats ébouillantés les studios. Certains préféraient se jeter du haut des immeubles plutôt que tomber entre les mains des éfénistes qui ne manqueraient pas de les brûler vif ou les écarteler au camion.

Le célèbre Web-chroniqueur-scientifique-philosophe-écrivain-chercheur Pernars Guday, macroniste de la première heure, pourchassé par la sanguinaire milice fachosphérique qui voulait le crucifier pour l’exemple, partit au Tibet, où il eut la surprise de retrouver morice le banni qui se lamentait dans une lamaserie, en attendant de monter une expédition en Antarctique pour récupérer une soucoupe volante nazie avec laquelle il comptait vitrifier la planète.

Chez France Info ; les suicides aériens alternaient avec les conversions en masse au frontisme new-age des chroniqueurs ; peu regardants sur l’idéologie à disséminer dans les têtes simples, généralement âgées de plus de 80 ans qui s’en tenaient encore aux médias préhistoriques du 20ème siècle après Jésus Christ : journaux de papier, radios fm et télé d’état.

Des milices de partisans se formaient, spontanément : populaires justiciers décidés à nettoyer le pays des nuisibles, à présent déterrés à la pique ; terminé les procès à non-lieu systématique. Sarkozy, Valls, Balkany, Macron, Fillon, Fabius père & fils, Kouchner, tous impliqués dans des détournements de fonds massifs, furent capturés au filet et ligotés serrés.

Enchaînés au cou, en file indienne, ils attendaient dans la froidure leur jugement terminal.

Partout dans le pays, de longues files de voleurs démasqués marchaient au son du fouet et d’un tambour rythmant leur pas cadencé.

Olivier Caramel, le pacifique chanteur underground ; faillit mourir de peur au jité de 20 heures, en découvrant le nom de l’élue. Puis il se remit et hésita ; entre un sepuku traditionnel ou un aller-simple en short dans les neiges du Kilimandjaro, comme dans la chanson de Pascal Danel.

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Finalement, conseillé par Joë le Taxi, il choisit de s’installer à Fukushima dans l’enceinte des réacteurs détruits ; comptant ainsi achever dans le calme une vie déjà longue du fait des radiations qu’il dénonça des années durant. Il eut quand même le temps de composer une chanson de circonstance ; Voir Fukushima & puis souffrir

Quelques trolls échappés de l’enfer Agoravoxien, repérés par drones par la Fn-Geek-Patrouille-3.0 tentèrent de fuir dans une grotte néanderthalienne, mais ils furent vite détectés au radar 8d augmenté et rattrapés dans un labyrinthe rocheux précambrien ; où on retrouva…

Fergus ; assis par terre, prostré, il s’auto-flagellait en répétant ;

–– Odoxa, Odoxa ! pourquoi m ‘as tu fait ça !

La chaîne I.t’es.Laid rebaptisée c-news avait barricadé toutes les entrées pour faire face à la foule hystérique qui comptait faire un nettoyage ethno-journaputique de tous les médias qu’ils trouvaient outrageusement inféodés.

Rien n’y fit, la foule déchaînée atomisa les portes d’entrées, et sortit un à un des placards et de sous les tables les affreux menteurs compulsifs, ils furent jetés dans un camion-benne-ordure, puis gazés au pot d’échappement diesel à particules fines.

L’écolo-blogueuse Alinea décida d’acheter une carte bleue et partit à cheval en Tanzanie avec Ariane Walter, Cennerive et quelques mélenchoniens désoeuvrés. Ils montèrent une communauté sympathique où ils organisaient des repas pantagruéliques destinés à revigorer les plus mal lotis, Assholinoë et ses 0,12% au score électif était de ceux là. heureusement pour lui, Fifi Brin d’Acier, sa fan inconditionnelle le soutenait dans l’épreuve, en lui écrivant des poèmes enflammés qu’il lisait avec compassion.

Scarlette Shabot ; heureuse de pouvoir enfin s’adonner impunément à son vice ; torturer et fouetter les complotistes, monta une équipe d’amazones entraînées au kung fu qu’elle prit plaisir à dresser d’une main de fer.

Leur tâche était de dépister les renégats qui ne s’étaient pas encore convertis au nouveau régime. La première victime de ces soldates cruelles fut Mishel Trucker ; capturé au fond d’une cave, il fut longuement interrogé, bâtonné, flagellé, estampillé FN au fer rouge sur le front puis exposé nu au musée de l’ORTF ; enchaîné sur une chaise scellée dans le béton ; un fauteuil en rotin byzantin à dossier ovale ; comme celui du film érotique Emmanuelle. Bien sûr, l’évocation esthétique était assez différente et pas si réussie.

Etbendidon, Shawford et sa bande montèrent un site parallèle où ils dénoncèrent les méthodes inhumaines et les cadences infernales infligées aux 12000 trolls d’Agoravox (en fait une équipe de 3 personnes multipliées par 4000 pseudos), exploités, payés un grain de riz à la lettre, les malheureux trimaient jour et nuit pour manger à leur faim, enchaînés au clavier. Certains, à force de parler tout seul étaient devenus complètement fous suite à un dédoublement, triplement ou plus de leur personnalités. Schiphair écrivit un livre inspiré sur les dandys des zeures les moins éclairées.

Moderatus brancha sa chaîne ultra design B&O 2 x 500 Watts et écouta la Kantate BW 66 de Bach à fond, les voisins apprécièrent.

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Rosemar s’enfuit à Cuba où elle ouvrit un bar à tapas vegan. Prunos Jigue abandonna l’analyse politique pour des recettes de cuisine. Lavigue festoya 15 jours durant avec Nabum avec lequel il s’était réconcilié. Mais, vu l’abus du vin de Loire, ils faillirent périr noyés et échappèrent à la mort par miracle, sauvés in-extremis par Gruni, qui dégoûté de la vie avait décidé de terminer son existence en ascète en péniche, et passait là par hasard. Une fois secs, les deux fêtards allèrent se coucher avec les rats dans la soute.

Accoudé au bastingage, Gruni faillit s’évanouir en apercevant soudain Fergus, qui nageait comme un perdu dans l’eau glaciale.

De fait, après avoir cuvé sa bénédictine, il avait décidé de rejoindre le Havre à la nage en passant par la Loire !

 Gruni tendit une gaffe à Fergus qui grimpa dans la péniche à grand peine,

—- Aaaah, Gruni, je suis content de te voir !

—- Salut Fergus ; comment vas tu ?

—- Aaaah, quel malheur, quelle tristesse…

—- Ben oui mais que veux-tu qu’on y fasse il va falloir s’adapter, je crois qu’ils cherchent des blogueurs au Èfèn… Mais, que fais-tu avec cette hache ?

—- Ah ça, c’est pour Odoxa, mais je t’expliquerai plus tard…

—- Mais d’où sort tu ? Et pourquoi ce déguisement, ha ha ha, on dirait un sacristain !

—- M’en parle pas, figure-toi que j’ai failli devenir moine, moi ; un athée convaincu !

—- Parfois, les aléas de la vie nous emportent dans des situations inextricables… mais… hi hi hi ! franchement ça ne te va pas très bien ; tu es ridicule avec cette robe violette à pois vanille, je vais te passer hi hi, un habit rayé bleu marine de marin breton plus seyant !

—- Aaah ! Merci Gruni ! Mais il faut quand même que je te parle du projet qui m’a traversé la tête en nageant ; monter une expédition punitive pour anéantir Odoxa…

–– Bon, ok, hi hi, il se trouve que hi hi, cette péniche était une cache à Daesh, alors question explosif, kalashs & munitions, y a ce qui faut ; on va pouvoir s ‘amuser…

–– Ah, merci !

–– Mais en attendant viens Fergus, il me reste trois sous, on va aller s’les boire chez la mère Françoise, viens Fergus, viens… et si c´est pas assez ben ; y m’restera l’ardoise !

—- Ah ! toi aussi tu as tout perdu ? Moi j’ai pu m’en tirer en échangeant ma vie contre la voiture et la maison, tu te rappelle comme elle était belle, les salauds…

—- C’est vrai, quelle guigne, moi j’ai tout vendu pour acheter cette péniche en solde, elle était posée sur des cales, j’ai tout juste eu le temps de réparer les trous de la coque avec de la mie de pain avant qu’ils m’attrapent et me tuent, tu vois…

—- Oui, je vois ! les salauds, les salauds, snif, snif !

–– Oui, Fergus t´es pas tout seul, mais arrête de pleurer, comme ça, devant tout l’monde parce qu´une demi-vieille, parce qu´une fausse blonde t’a bien niké quand même, ah ah quand j’y pense, t’as vu ça, y paraît qu’ils ont pendu makron, hi hi hi ; il se tortillait comme un ver au bout de sa corde…

—- Oui, les salauds, les salauds, snif, snif ; pauvre mikron, il était si mignon ! Snif, snif, snif.

—- Fergus ; t´es pas tout seul, mais tu sais qu’tu m’fais honte, à sangloter comme ça bêtement devant tout l’monde, parce qu´un p’ti noc est mort ; c’est plus un trottoir ça d’vient un cinéma, les gens se paient notre tête…

—- Snif, c’est trop dur…

–– Va falloir t’habituer Fergus, macaron c’est fini, et dire qu’Odoxa le donnait gagnant,

—- Oui les salauds les salauds, les salauds les salauds, snif !

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Épilogue : Scarlette Shabot écrivit un best-seller intitulé  »bienfaits des coups de trique appliqués aux rebelles ». Karolyne Folleraie, finalement séduite par un de ses ex-bourreaux, renonça au lesbianisme et se maria avec un solide migrant tanzanien avec lequel elle eut 12 petits métis ravissants. Mélenchon se convertit au fascisme, jeta ses gants de franc-maçon et finit sa vie trappiste. Route elle Crie F, après un stage intensif en Corée du nord au camp de Kuantanamong apprit le latin, se convertit au catholicisme traditionnel, intégriste, s’engagea comme communicante pour François Fillon, puis finit nonne, le beau Solal étant parti avec Askolofist qui, scotché par sa beauté primitive le soudoya avec un sandwich. Marine le Pen aussitôt élue dissout l’assemblée et organisa un référendum pour ou contre la vivisection des gôchistes avant de commencer son programme. Olivier Caramel, l’occiput irradié à Fukushima, monta un groupuscule proche du KKK à l’intérieur duquel son statut de gourou l’autorisa à martyriser à la Bintje électrique les gochos hérétiques qu’il haïssait désormais. Pernars Guday se maria avec morice et revint nimbé de lumière noire du Tibet, il se consacra à écrire des livres sur le bienfait de l’exil quantique en terre inconnue. Alinea renonça à Mélenchon et s’inscrivit chez les scouts. Verdi après avoir été capturé par la milice fachosphérique devint scribe des discours de Marine le Pen, en y intégrant un lyrisme particulier basé sur l’emphase marxiste appliquée à la sauvegarde des intérêts nationaux. Prunos Jigue se pacsa avec Florion Pylifot et passa le reste de sa vie à prêcher les vertus du fascisme contemporain. Beachël fut offert en cadeau au fils de Kadhafi survivant comme souffre douleur, après 12 années de sévices, il finit empaillé vivant au Liban. Déstabilisée, Rosemar se maria avec Lavigue qui la fessa consciencieusement jusqu’à ce qu’elle avoue son penchant pour la droite hors les murs. Tall et Moderatus firent une fête à tout casser, invitèrent 12 femmes de vertu légère à partager leur enthousiasme, les larrones apprécièrent. Pernars Guday, après 12 jours de vie commune avec morice décida de le tuer, excédé par sa méchanceté ; il l’acheva un soir au hachoir. Bayrou, définitivement dégoûté de la politique partit en vacances en Espagne avec son tracteur John Deere, et se suicida du haut d’une falaise en Andalousie. Fergus et Gruni ; déguisés en Moudjahidins débarquèrent au siège d’Odoxa armés jusqu’aux dents et massacrèrent l’ensemble du personnel de cet institut sondagier pervers, mensonger et particulièrement manipulateur. On dénombra 58 cadavres, la plupart éviscérés, décapités ou coupés en deux, les victimes avaient les yeux écarquillés de terreur comme s’ils avaient vu le diable. Les services militaro-cantonniers municipaux de Nantes déclarèrent ;  »on a jamais vu ça, un vrai massacre ! même en Syrie, au Liban ou en Lybie ils sont plus civilisés (…) ». On retrouva aussi deux survivants, hagards, verts de peur ils avaient oublié leur nom. Après le carnage salutaire qu’ils accomplirent, Fergus et Gruni furent intronisés Grands Mètres de la Confrérie des Nettoyeurs du Paf par le Vide ; par Marine le Pen en personne, qui les décora également de la médaille de l’Ordre des Chevaliers de la Rédemption au Pain de Plastic, qui récompensait les acteurs les plus efficients du nettoyage ethno-médiatique du Paf, devenu impératif…

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